BEQUIA CANOUAN MAYREAU du 5 au 11 JANVIER
11/01/2011 10:33Saint Vincent et les Grenadines à partir du 05 janvier
Nous quittons Ste Lucie non sans regret, cette île était vraiment très agréable, les garçons s’en sont donnés à cœur joie en plongée.
Une fois levée l’ancre, nous devons faire face à un dilemme : passer par l’île de St Vincent ou la contourner pour aller directement sur Bequia ?
St Vincent a une très mauvaise réputation depuis quelques années, pas mal de vols et d’agressions, les locaux des îles voisines nous déconseillent même d’y aller mais cette île est vraiment magnifique, luxuriante et sauvage. Elle est aussi connue pour avoir abrité certains décors de « Pirates des Caraïbes », c’est peut-être ça d’ailleurs qui leur a donné l’idée de se lancer dans la piraterie.
Allez, on décide de tenter le tout pour le tout et de longer la côté de jour, nous jugerons au dernier moment de ce que l’on fera. Nous n’avons pas regretté, nous sommes rentrés dans la baie de « Walilabou bay » où nous avons été accueillis par un boyboat très sympa, Alex, qui nous a assuré que la situation avait bien changé et que rien ne nous arriverai. Il avait vraiment une bonne tête, on lui a fait confiance.
En arrivant, dans la baie, nous n’étions pas seul à avoir pris le risque, une vingtaine de bateaux était déjà au mouillage. Par contre, ce mouillage a une particularité, c est qu’il faut sécuriser le mouillage à l’ancre en accrochant une corde à l’arrière du bateau à un cocotier, en plus de l’ancre à l’avant. C’était notre première expérience de ce type.
C’est bien évidemment Alex qui s’occupe de l’opération. Il nous a ensuite fait l’article du lieu en nous indiquant les différentes scènes du tournage mais comme nous n’avions pas vu le film, ils nous étaient difficiles d’y trouver une quelconque ressemblance. Et oui, à bord nous n’avons que le 2 et le 3, alors qu’il s’agit essentiellement des décors du premier. Ils en restent encore quelques uns dans lesquels tout le monde s’empresse de prendre les mêmes photos, nous avons également vu le rocher en forme d’arche ou les pirates étaient pendus.
On nous parle également d’une cascade à quelques minutes à pieds dans laquelle on peut se baigner dans de l’eau douce à profusion !! Après une longue négociation, nous avons enfin réussi à convaincre « ces petits chéris » de venir se promener.
A tous ceux qui hésitent à partir avec leur enfants trop jeunes, surtout n’hésitez plus !!! Plus ils sont grands et plus ils « rechignent » à faire des balades, et en plus avec des enfants petits, c’est des soucis en moins pour les devoirs. Nous avons rencontré tout au long de notre périple beaucoup de bateaux avec de très jeunes enfants même des nourrissons et cela ne semblait leur poser aucun problème.
Le dernier en date est un couple belge ave c leur2 petites filles de 2 et 4 ans, la plus petite marchait à peine. Nous les avons invités à l’apéro mais nous avons stressé toute la soirée à l’idée qu’elle ne tombe à l’eau ! Elles grimpaient partout, passaient par les hublots, sautaient sur le trampoline … même les garçons étaient inquiets. J’ai posé la question si les grands-parents vivaient bien la chose, et bien oui !!! Comme quoi ….
Lors de notre ballade à la cascade nous avons rencontré un couple de français. Après quelques échanges, ils nous demandent : « est-ce que vous êtes Tépacap, parce que Delphis vous attend à Béquia ». C’est bizarre, nous n’existons tous que par le nom de notre bateau !!! Les enfants ont sauté de joie en attendant le mot « Delphis ». Nous ne pensions plus les retrouver car nous avions pris pas mal de retard.
Après une nuit calme sans attaque de pirates, nous levons l’ancre au petit matin pour rejoindre Béquia mais pour lever l’ancre, il faut d’abord qu’il y en ait un qui aille à la nage à terre pour aller décrocher la corde du cocotier parce que les boyboat ils sont là le soir quand vous arrivez mais pas le lendemain matin, c’est donc Tom qui a gagné le droit de prendre un bon bain à ‘aube. Je vous rassure, les requins ce n’est que le soir !!
A l’arrivée à Béquia, au moment de descendre à terre pour faire les formalités (et oui nous sommes rentrés en toute illégalité à St Vincent mais tout le monde le fait !), Cédric cherchait partout ses tongs, lorsque Tom dit : « c’est bizarre, il y avait les mêmes que toi ce matin au départ de Walilabou bay sur la plage ». En fait, c’était bien celles de Cédric qu’on avait oublié la veille au soir lorsqu’on est rentré de la balade, il est parti à la nage au bateau pour revenir nous chercher en annexe, ils nous avaient donc confié ses tong et son tee shirt.
Et là, ce fut le drame !!! Ses « cool » en 45-46 qu’il aimait temps, les mêmes qui lui permettaient de ne pas s’enfoncer dans le sable tellement elles étaient larges et longues. Pour l’instant, c’est notre seule boulette du voyage, on n’a rien cassé, pas déchiré de voiles, rien perdu, on marche même sur les mains pour ne pas abîmer le bateau, ceux qui connaissent notre capitaine savent bien que j’exagère à peine.
Bon d’accord, on a juste perdu le seau bleue mais je penche plutôt pour la thèse du suicide. J’implore donc la clémence du capitaine qui est quand même parti à terre en faisant la gueule et surtout pieds nus. Le problème est qu’à Béquia pour trouver une paire de tong, c’est pas facile, la seule que nous avons trouvée …. Allez, je vous laisse la surprise, je ferai une photo plus tard.
Notre capitaine étant à présent chaussé nous pouvons rependre une activité normale et nous retrouvons avec joie Delphis au mouillage. Les enfants se sont éclatés, ils ont joué dans l’eau une bonne partie de la journée.
Et l’école me diriez-vous ? Et bien, ça c’est tellement bien passé que j’allais presque oublier d’en parler. Max a repris sur les chapeaux de roues, super motivé et pleins de bonnes résolutions, stupéfiant !!!
Pour Tom, ça a été plus dur, on n’a pas tenu l’emploi du temps prévu mais il a promis de rattraper plus tard …
Nous reprendrons donc le rythme de 3h 30 le matin puis éveil à la vie l’après midi. Vous trouvez qu’ils ont de la chance ? et bien poser leur la question, ils sont persuadés qu’ils travaillent plus que leur petits copains.
Nous repartons dés le lendemain pour les Grenadines. Enfin, nous rentrons dans le vif du sujet. Même si notre voyage nous a déjà permis de découvrir beaucoup de choses extraordinaires nous sommes tous impatients de voir ces clichés de cartes postales.
Toutes les îles sont très proches les unes des autres, quelques minutes de navigation, nous allons faire des petits sauts de puces, le premier sera un saut de « Mustique ».
Cette île de 5 km² est aussi appelé « l’île aux milliardaires », plusieurs célébrités du show bizz et de la jet set internationale y ont « échoué ». Tout y est règlementé, géré et contrôlé par la « Mustique Company » qui représente l’ensemble des propriétaires de l’île.
Pour ne pas déranger la quiétude de ses résidents, un seul mouillage est autorisé et sur bouée, pour la modique somme de 75 US$ la nuit. Nous avons donc négocié un stop de quelques heures. Nous avons pris un taxi ou plutôt un pick up pour faire le tour de l’île en une heure. Ça m’a fait penser à une visite de zoo en voiture ou un safari. Les maisons sont bien entendu toutes plus belles les unes que les autres mais ce qui est le plus marquant c’est la sérénité qu’il s’en dégage. Tout est mignon, l’école, la bibliothèque, tout est soigné, jusqu’au moindre brin d’herbe …. et tout est très cher !!! Les plages sont absolument magnifiques et désertes rien que pour ça, cette escale vaut le détour.
Après ce petit interlude de quelques heures au pays de la « World Company », nous avons repris le cap vers Canouan : mouillage de Rameau Bay avec ses magnifiques fonds de coraux et ses gros poissons qui font peurs : des barracudas et leurs grosses dents !!!
Les enfants s’éclatent toujours autant et les parents continuent leur apéro quotidien au punch !!! Il va falloir se calmer parce que depuis une semaine c’est tous les soirs à chacun son tour sur les différents bateaux autour de nous.
La palme revient indiscutablement au punch de Maryse !!! Même Cédric s’y est mis !! Heureusement, Tom prend de l’assurance avec l’annexe et peut ramener ses parents au bateau sain et sauf.
Nous testons la nuit d’après un autre mouillage, Charlestown bay, plus prés du village. Nous avons fait une petite ballade d’exploration sur les hauteurs pour avoir une idée des possibilités d’accès d’un autre mouillage « The pool » pour le lendemain. Tout au long de la balade, les gens nous saluent, certains nous serrent la main, ils nous parlent, nous demandent d’où on vient. Dans toutes ces îles, il est inconcevable de rencontrer quelqu’un sans le saluer et c’est vraiment très agréable.
Au cours de cette balade, nous avons fait une rencontre improbable au milieu de forêt, nous avons vu arriver un local, coiffé d’un bonnet de père noël sous 32°, vous conviendrez que ce n’est plus la saison, une bouteille à la main et titubant d’un bord à l’autre du chemin. Vous trouvez que ça sent l’embrouille ? Et bien non, c’était William qui s’empresse de nous serrer la main et de se présenter, il parlait un peu français, il nous proposa des langoustes à un prix défiant toute concurrence. C’est là qu’on aurait du comprendre qu’il était vraiment bourré. Il nous a donné RDV pour le lendemain matin au bateau, le temps qu’il aille les pêcher. Mais à 10 heures, toujours pas de William, nous levons donc l’ancre avec regrets (surtout Cédric pour les langoustes) pour tenter une entrée dans les passes de The pool qui avec la houle que l’on a, ne s’annonce pas facile.
Effectivement, l’entrée dans le lagon est vraiment étroite, le vent et la houle ne nous aident pas, les coraux sont à fleur d’eau. Une fois le stress de l’entrée passé et après le détour de la première critique, vous entrez au Paradis et je ne vous parle même pas du spot de kite. Le capitaine est aux anges, il a enfin trouvé ce qu’il était venu chercher. Une plage déserte, du sable blanc, l’eau toujours à 29° et surtout du vent, beaucoup de vent !!!
La vue de ce lagon désert protégé par la barrière de corail est splendide. Nous allons explorer le fond du lagon en annexe car cela est trop périlleux en bateau. Au détour d’une autre crique, nous tombons sur un magnifique hôtel avec les chambres sur pilotis sur l’eau, un terrain de golf, … Nous reviendrons peut-être là pour nos prochaines vacances !!
Canouan est aussi pittoresque que les autres îles et mérite le détour !
Comme cela nous semblait trop dangereux pour y passer la nuit, nous sommes partis pour l’ile suivante : Mayreau. Encore plus petite que les autres, cette île n’en est pas moins attirante. Nous mouillons à Saline Bay car le mouillage paradisiaque de Salt Whistle Bay était complet, nous le tenterons demain ou après demain, plus tôt dans la matinée. Depuis le haut de l’île, derrière l’église, vous avez une vue imprenable sur les Tobago cays. Ce petit village est charmant et ses bars originaux nous interpellent, on aurait envi de s’arrêter partout. Nous prospectons pour notre repas dominical de demain car nous avons envi d’un resto.
Le soir, un boyboat vient nous proposer une langouste vivante à un prix raisonnable, enfin ! Cédric craque, c’était « sa journée de rêve » et elle ne pouvait se terminer que sur une langouste grillée au BBQ.
La journée de dimanche fut aussi très agréable, nous avons très bien mangé chez Dennie’s, même les enfants se sont régalés. Nous avons profité du jardin et nous avons passé une grande partie de l’après midi à mettre à jour le blog, répondre aux mails et classer les photos sur Picasa. Les moustiques s’en sont donnés à cœur joie, on s’est fait « dévorer » des pieds à la tête mais ce qui est bien, c’est que lorsque vous voyagez avec des « Barrière », les moustiques les adorent.
Aujourd’hui, nous sommes au paradis, encore une fois me direz-vous !!! Le mouillage de Salt Whistle Bay tient ses promesses, si vous enlevez tous les autres bateaux et que vous ne laissez que le votre, c’est parfait. Cédric s’éclate encore une fois en Kite et je me débats pour garder les enfants à bord alors qu’ils n’ont qu’une envie : sauter à l’eau. Les cours sont un peu écourtés. Du mauvais temps est annoncé pour les prochains jours, beaucoup de vent et une forte houle, nous aurons donc le temps de rattraper les cours.
Je pense que nous sommes là pour un bout de temps, en tous les cas jusqu’à ce que Cédric se lasse du spot de kite.
Prochaine destination : Tobago Cays
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