du 30 Oct au 3 Nov 2010

10/11/2010 17:38

Après le confort de la marina, les plans galères du mouillage !

Nous avons mouillé 2 jours à Los Lobos puis nous nous sommes mis à l'abri dans le port de Coralejo (Fuerteventura) pour les 2 jours suivants car un coup de vent était annoncé. Il se trouve qu'il s'agit d'un super spot de Kite, quelle coïncidence !!

N'ayant pas de place au port nous sommes restés à l'ancre ce qui nous a permis de descendre à terre pour se dégourdir les jambes.

 

 

Episode 1 : l'annexe, petite embarcation indispensable pour pouvoir se mouvoir d'un point A à un point B.

Nous avons mis  l'ancre au large du spot de kite pour nous y rendre en annexe. C'est Barnum à bord, entre la planche, le sac à voile et nous quatre, ce n'est pas très stable et il ne nous reste la place que pour 2 serviettes et 2 malheureuses raquettes.

La houle commence à monter, un « shore breack » se forme. Le retour s'annonce beaucoup plus compliqué que l'aller.

Comment passer la barre ? Le bateau est loin, très loin et l'annexe est la seule solution.

 

La première tentative a été catastrophique, une vague l' a rempli d'eau, elle a manqué se retourner.

Deuxième tentative, Cédric et Max montent à bord pendant que Tom et moi nous essayons de la maintenir à bout de bras, face aux vagues mais comme nous n'avons plus pieds nous avons bus de grosses tasses.

Ah, j'ai oublié de vous parler du bruit de fond : les hurlements de Cédric « Face aux vagues, mer.. ».

Que du bonheur !!!

Mais le moteur ne voulait plus démarrer et il a fallut changer de stratégie pour revenir vite au bord.

Bilan de la bataille : une paire de lunette en moins (Décathlon 23 €).

 

Après l'intervention de Mc Gyver, le moteur a redémarré et la troisième tentative a été la bonne.

L'ambiance n'était de folie à bord mais nous avons appris de cette nouvelle expérience.

 

Épisode 2 : relever l'ancre

Pendant ces 2 jours de mouillages à 25 n?uds, notre ancre a bien tenu et nous n'avons pas bougé d'un pouce bien que j'ai passé mes nuits à vérifier que tout se passait bien. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai toujours l'impression qu'on ripe, ce qui agace fortement Cédric que je réveille intempestivement toutes les heures en lui disant : « vient voir, cette fois je crois qu'on a vraiment bougé ».

Nous décidons (surtout Cédric) de lever l'ancre ce mardi pour partir en direction de Ténérife. Bien qu'il y ait 25 n?uds de vent, le départ a été beaucoup moins rapide que prévu.

 

Et là, c'est le deuxième drame ! Impossible de lever l'ancre, elle s'est coincée dans des rochers. Cédric, Mr Indestructible, décide de plonger pour soulager la et essayer de la décrocher. Par contre, cela veut dire que c'est à moi d'être aux commandes avec le risque de le percuter.

A force de tirer dans tous les sens, on a cassé le truc qui guide l'ancre devant et la pièce est tombée au fond du port … Vous aussi vous trouvez que c'est moins grave que si je l'avais percuté … et bien pas lui, je vous passe les jolies noms d'oiseaux. C'est vrai que je ne suis pas douée mais moi et le joy stick, ça fait deux.

 

Épisode 3 : recherche d'une aiguille dans une botte de foin.

Plan B, sortir le bloc de plongée pour retrouver cette petite pièce cassée par 3 mètres de fond avec une visibilité quasi nulle compte tenue de la houle.

Une fois de plus super Cécé a réussi. Faut pas exagérer non plus, il n'a pas retrouvé les rivets qui vont avec !!!

Mais l'ancre était toujours coincée. Après un plan de bataille plus structuré, j'ai mis en ?uvre méthodiquement les consignes et après 2 plongées nous avons enfin réussi.

 

Épisode 4 : « la traversée infernal » Fuerteventura – Ténérife 17H de navigation

Cédric a donc décidé de partir avec une météo de 25 à 30 n?ud et 3,5 à 4 m de houle. Il estime que ce n'est pas si terrible que ça et qu'il faut qu'on se fasse notre expérience. Avis que je ne partage pas du tout. Des conditions difficiles quand il n'y pas le choix d'accord mais juste pour se faire une expérience … Étant seul maître bord, nous avons du suivre.

C'est sur que pour de vrai marins ce n'est pas grand chose et que nous n'étions pas en danger mais moi j'ai eu très peur. La nuit  a été très longue, je n'ai pas dormi, j'ai même appelé ma mère plusieurs fois. Quant aux enfants, après une petite pilule rose, ils ont dormi jusqu'au lendemain.

 

Arrivée à Ténérife mercredi matin. Nous n'étions pas encore fixés sur l'endroit où nous allions rester  car les prix de la marina de Santa Cruz sont exorbitants mais coup de bol nous avons trouvé une place improbable en bout de ponton d'une petite marina qui ne fait pas de location sauf que cette place était en vente et qu'ils ont accepté de nous la laisser pour quelques jours

 

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